Pourquoi j’écris ?

Qu’on soit un écrivain ou un auteur, un jour, la question s’est imposée.

Pourquoi, et en faveur de qui ? Bref, un adverbe qui demande l’éclaircissement, la justification ou l’objectif d’une action. Mais, si vous réagissez avec sincérité, et honnêteté, vous trouverez les motivations dans le tréfonds de notre âme.

La réponse semble douloureuse. Sans tomber dans la psychanalyse bon marché, les explications resteront nombreuses, voire spécifiques, à chacun des créateurs. Et moi, dans tout ça ?

Ma réponse s’inscrit dans un bonheur rencontré vers l’âge de six ans : une vocation. Mes sœurs et frères, assis, attendaient une histoire. Mais, entre la concevoir, la transmettre, et la voir s’épanouir dans leurs yeux, un fossé, un gouffre me séparaient de leurs visages joufflus : car mes phrases, qui paraissaient m’échapper, revenaient pour empoigner la vie.

Comme si, après avoir énoncé le problème, la mémoire régurgitait un texte récité avec le cœur, et de l’appréhension, qui tenait du trac ; ce mot ne faisait pas partie de mon vocabulaire.

Alors, pourquoi ai-je pris la plume ? Parce que c’est devenu une dépendance, une irrésistible envie d’inventer des personnages et de les regarder exister, ressentir, endurer des épreuves, jusqu’à l’illusion de les percevoir comme immortels, puis de leur rendre leur liberté. Je pense que c’est un acte de création, qui doit être distribué, soumis à la critique (constructive) du public. Lui seul décidera de votre succès ou de vos échecs.

Et vous, pourquoi écrivez-vous ? De cette réponse, votre quotidien d’auteur en sera enrichi. Partagez avec moi ces moments d’hésitation, de frayeur et de doute.

Cordialement, Enzo.

Qu’en pensez-vous ? Partagez votre expérience ou votre point de vue. Je serai heureux de vous lire et de vous répondre.